Loi du bon samaritain
Formation RCR et Secourisme Belgique
Le Bon Samaritain : compassion et protection
Tirée de la Bible (Luc 10 :25-37), la parabole du Bon Samaritain raconte comment un voyageur laissé pour mort est secouru par un inconnu qui le soigne et veille sur lui. Au-delà de son contexte religieux, elle porte un message universel : l'obligation morale de porter secours à autrui en danger, par compassion et altruisme.
Inspirées de ce principe, de nombreuses lois dites du Bon Samaritain ont été adoptées à travers le monde pour protéger contre les poursuites ceux qui portent assistance de bonne foi en situation d'urgence. La portée exacte de cette protection varie toutefois d'une juridiction à l'autre : voici ce que prévoit la loi applicable à votre région.
Votre protection en vertu de la loi
En Belgique, l'article 422bis du Code pénal fait de la non-assistance à personne en danger une infraction : le sauveteur qui intervient agit donc dans le sens même de la loi. L'abstention n'est punissable que si l'on pouvait intervenir sans danger sérieux pour soi-même ou pour autrui — la prudence reste toujours permise. Il n'existe pas d'immunité civile distincte pour le secouriste laïque, mais le cadre pénal reconnaît clairement la légitimité de celui qui porte secours de bonne foi. (Le nouveau Code pénal belge, entré en vigueur en 2026, reprend cette infraction sous une numérotation renouvelée.)
Obligation de porter secours
En Belgique, aider une personne en péril grave n'est pas laissé à votre appréciation : dès que vous constatez la situation ou qu'on vous appelle à l'aide, la loi vous oblige à agir — et si vous pouvez porter une aide directe, vous ne pouvez pas vous contenter d'alerter quelqu'un d'autre. L'abstention coupable est punie d'un emprisonnement de huit jours à un an et/ou d'une amende, portés à deux ans lorsque la victime est mineure ou vulnérable. À noter : l'usage d'un DEA par un secouriste laïque relève d'un cadre administratif (arrêté royal du 21 avril 2007), sans immunité civile spécifique. Se former, c'est s'assurer de pouvoir tenir cette obligation utilement.
Pourquoi la formation est essentielle
La loi belge vous demande d'agir directement quand vous le pouvez — encore faut-il savoir comment. Lors d'un arrêt cardiaque, les chances de survie diminuent d'environ 10 % par minute écoulée, et pendant les précieuses minutes qui précèdent l'arrivée des secours, seul le témoin peut relancer un cœur qui s'est arrêté. Une formation transforme cette obligation légale en une véritable capacité d'agir : reconnaître, appeler, masser, défibriller. Ne soyez pas celui qui, faute de savoir, n'a pu qu'attendre : soyez celui dont les gestes ont compté.